Corps et esprit

L’être humain fonctionne un grand tout : le corps et le psychisme sont en interaction permanente et ne sont pas indissociables l’un de l’autre. Habituellement, ce système travaille en homéostasie, c’est-à-dire en équilibre, en harmonie. Parfois, cette homéostasie est déréglée et il convient donc d’en comprendre le sens pour pouvoir la rétablir au mieux.

« Sachant que tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime, il est souhaitable de favoriser l’expression au-delà de l’émotion, ou du retentissement. Cette pratique permettra d’éviter quelques somatisations, du stress et de l’angoisse. », Jacques Salomé (Oser travailler heureux : entre prendre et donner, 2000, Albin Michel). C’est tout l’objet d’étude de la médecine psychosomatique, qui concerne l’influence de l’esprit (psyché) sur le corps (soma). Le psychisme (émotions, pensées, inconscient, etc.) peut avoir une influence sur le corps, en causant, en aggravant ou en diminuant certains troubles physiques, montrant par là le lien entre le système nerveux et le système immunitaire. Evidemment, toutes les pathologies physiques ne sont pas causées par une émotion, néanmoins nous savons aujourd’hui que notre état d’esprit peut avoir un impact important sur notre état physique et l’évolution de pathologies organiques. Les expressions courantes révèlent déjà le lien entre le vécu d’une situation et le retentissement physique : « J’en ai plein de dos d’un tel » « Je porte trop de choses sur mes épaules », « Ne te mets pas la rate au court-bouillon à cause de cette situation », « Il va se faire un ulcère à force de ressasser cette histoire », et tant d’autres.

Par ailleurs, la médecine traditionnelle chinoise associe certaines émotions à certains organes, qui pourront être traités notamment via l’acupuncture : la peur correspond au rein, la joie au coeur, la colère au foie, la tristesse au poumon et la rumination à la rate.

Il est donc grand temps de prendre en compte la globalité de notre fonctionnement et de ne plus cliver les maux et leur prise en charge.